Autosuffisance – Planification et culture

De l'idée au potager : comment planifier votre jardin potager

L'hiver et le début du printemps sont la période idéale pour faire de grands projets. Alors qu'à l'extérieur, (presque) tout est en sommeil et que la nature reprend des forces, vous pouvez, dans le confort de votre salon, poser les bases de votre prochaine saison de jardinage. C'est le moment de rêver, d'esquisser et de réfléchir en toute tranquillité à ce que vous souhaitez cultiver l'année prochaine.

Mais une bonne planification, c’est bien plus qu’une simple liste de légumes souhaités. C’est votre boussole pour toute l’année de jardinage : elle vous indique quand et où planter quoi, quelles cultures s’accordent bien ensemble et comment utiliser vos plates-bandes de manière intelligente sans épuiser le sol. Grâce à une rotation des cultures bien pensée et à des cultures mixtes judicieuses, vous obtiendrez non seulement un meilleur rendement de votre jardin, mais aussi des plantes plus saines et moins de travail.

De la vision au potager

L'autosuffisance ne commence pas avec le premier semis, mais avec un plan bien défini. Avant de commander des semences et d'aménager des plates-bandes, il est utile de faire le point en toute honnêteté sur votre situation : de combien d'espace disposez-vous ? Combien de temps pouvez-vous y consacrer ? Et qu'est-ce que vous et votre famille aimez vraiment manger ? Dans cet épisode, nous passons étape par étape du rêve à un plan de culture concret – adapté au balcon, au jardin d'une maison mitoyenne ou à un grand jardin familial.

Au lieu de vouloir tout cultiver en même temps, nous nous concentrons sur les cultures qui correspondent à votre quotidien, à votre emplacement et à votre niveau d'autosuffisance. Ainsi, votre jardin ne deviendra pas une source de stress, mais une source de récolte fiable.

Autosuffisance - Test

Découvre par où commencer

1. Combien de temps peux-tu investir par semaine ?

1 à 2 heures (compatible avec la fin de journée)
3 à 5 heures (entretien régulier)
6 à 10 heures (jardinage intensif)
Plus de 10 heures (le jardin est ma passion)

2. Quel est ton objectif principal ?

Herbes fraîches et légumes à grignoter
Salades et légumes d'été
Approvisionnement en légumes toute l'année
Autosuffisance totale avec conservation

3. Quelle est ton expérience ?

Totalement débutant·e
Premiers essais avec des herbes en pot
Déjà cultivé pas mal de légumes
Beaucoup d'expérience au jardin

Comment concevoir son propre potager autosuffisant

Étape 1 : Que met-on réellement dans notre assiette ?

  • Dressez une liste de vos légumes préférés : par exemple, tomates, salade, carottes, pommes de terre, haricots, potiron.
  • Indiquez : « Nous en mangeons souvent », « de temps en temps », « juste pour goûter ».
  • Lors de la planification, concentrez-vous sur les cultures de la catégorie « Nous en mangeons souvent », surtout si vous disposez de peu d'espace.

Étape 2 : Analyser les zones ensoleillées et ombragées

  • Observez : où avez-vous du plein soleil (6 heures ou plus), de la mi-ombre (3 à 5 heures de soleil par jour) et de l'ombre ?
  • Plein soleil : tomates, poivrons, courges, courgettes, haricots.
  • Mi-ombre : salades, épinards, choux-raves, herbes aromatiques comme le persil.

Étape 3 : Aménager judicieusement les plates-bandes

  • Balcon : Utilisez des groupes de pots (par exemple, bac à salade, pot d'herbes aromatiques, bac à tomates).
  • Jardin familial : Prévoyez des plates-bandes d'une largeur de 1 à 1,2 m avec des allées entre elles, afin de pouvoir tout atteindre facilement.
  • Jardin familial : divisez le jardin en zones (légumes de saison, légumes de garde, baies, fruits, herbes aromatiques, compost).

Étape 4 : Planifier la rotation des cultures dès le début

  • Année 1 : Cultures gourmandes (tomates, choux, courges, pommes de terre) dans des plates-bandes bien fertilisées.
  • Année 2 : Cultures moyennement gourmandes (carottes, betteraves, fenouil, salades).
  • Année 3 : plantes à faible besoin en nutriments (pois, haricots, herbes aromatiques) – puis engrais vert, et le cycle recommence.

Étape 5 : La culture mixte

  • Les bonnes associations comprennent par exemple les tomates et le basilic, les carottes et les oignons, ou encore le chou et le céleri.
  • Évitez les mauvaises associations, comme par exemple les pommes de terre et les tomates plantées côte à côte (maladies communes, risque accru).
  • Pour plus d'informations, consultez notre page sur la culture mixte.

Étape 6 : Évaluez le temps nécessaire de manière réaliste

  • Du niveau 1 au niveau 5 d'autosuffisance, la charge de travail varie entre une heure et plus de 20 heures par semaine.
  • Faites le point sur le temps que vous pouvez et souhaitez consacrer à l'autosuffisance.
  • Remarque : grâce au paillage, aux systèmes d'arrosage et à une bonne structure des plates-bandes, vous pouvez réduire considérablement l'entretien nécessaire.

Le sol – ses plus précieux collaborateurs sont invisibles

Avant de mettre la première graine en terre, prenez un bref moment pour vous émerveiller. Car il y a plus de vie sous vos pieds que vous ne le pensez : une seule cuillère à café de terre de jardin saine abrite plus de micro-organismes qu’il n’y a d’êtres humains sur Terre. Bactéries, champignons, vers, coléoptères : tout un écosystème qui travaille pour vous, silencieusement et sans relâche. Il décompose la matière morte, libère des nutriments, retient l’eau et tient les nuisibles à distance. En bref : prendre soin de son sol, c’est déjà avoir fait la moitié du travail de jardinage.

La bonne nouvelle : vous n’avez pas besoin de devenir un expert en sols. Mais cela vaut la peine de vous y intéresser un peu.

Qu'avons-nous donc sous les pieds ?

Les sols sont aussi variés que les jardins. L'essentiel en bref :

  • Le sol sableux est meuble, facile à travailler et se réchauffe rapidement au printemps – idéal pour démarrer tôt. Le hic : il retient peu d'eau et de nutriments. Un paillage régulier et l'incorporation de compost peuvent y remédier.
  • Le sol argileux est lourd et compact, il colle lorsqu’il est humide et devient dur comme de la pierre lorsqu’il est sec. En revanche, il est riche en nutriments et retient bien l’eau. Il s’améliore merveilleusement bien avec de la matière organique (compost, paillis), du sable et de la poudre de roche – il faut simplement un peu de patience.
  • Le sol humifère est celui dont rêvent tous les jardiniers : sombre, friable, léger, riche en nutriments. Si vous en avez, appréciez-le. Sinon, vous pouvez le créer.

Vous ne savez pas exactement de quel type de sol vous disposez ? Prenez une poignée de terre, humidifiez-la légèrement et formez une boule. Reste-t-elle compacte et se modèle-t-elle comme de la pâte à modeler ? C'est de l'argile. S'effrite-t-elle immédiatement ? C'est du sable. La terre est-elle meuble, sombre au toucher et dégage-t-elle une odeur de forêt ? Félicitations : c'est un sol de jardin de la meilleure qualité qui soit.

Préparer les plates-bandes – mais surtout, ne pas les retourner

Voici l’un des conseils les plus précieux : laissez la terre tranquille.

Le retournement classique de la terre à l’automne ou au printemps – autrefois une pratique courante dans tous les jardins – détruit précisément ce réseau fin de filaments fongiques, de galeries de vers et de structure du sol qui s’est constitué au fil des mois. Imaginez que vous démolissiez votre salon chaque année pour le reconstruire. Pas étonnant que le sol semble épuisé.

La meilleure méthode : ameublir plutôt que de retourner la terre. À l’aide d’une fourche à bêcher ou d’un cultivateur, brisez la terre, mais ne la retournez pas. Cela permet de désagréger les zones compactées sans détruire la structure du sol. Recouvrez ensuite d’une couche de compost ou de paillis – et les organismes du sol se chargeront du reste.

Pour les nouvelles plates-bandes que vous aménagez à partir d’une pelouse, la méthode « no-dig » est recommandée : posez du carton directement sur la pelouse (cela empêche l’herbe de pousser), recouvrez-le d’une couche généreuse de terreau – et le tour est joué. Pas de pioche, pas de transpiration, pas de mal de dos. Et le sol en dessous ? Il continue de vivre et de travailler.

Le tube à compost – votre allié discret dans le potager

Une idée simple mais géniale : le tube à compost (également appelé « composteur à vers » dans le potager). Il s'agit d'un récipient perforé que l'on enfouit directement dans le potager et dans lequel on dépose les déchets de cuisine, le marc de café ou les petits déchets de jardin. Les vers viennent d'eux-mêmes – par le bas – et transforment les matières là où elles sont nécessaires : dans la terre, près des racines. Si le potager surélevé n'est pas en contact avec le sol, vous pouvez y ajouter des vers de compost – comme dans le lombricomposteur mobile pour la cuisine.

Le résultat : un apport continu en nutriments, une activité accrue du sol, moins de tracas liés au tas de compost. Une solution idéale, en particulier pour les petits jardins et les plates-bandes surélevées.

L'essentiel en bref

Un bon sol n'est pas le fruit du hasard – mais ce n'est pas non plus sorcier. Apprenez à le connaître, nourrissez-le avec du compost et du paillis, laissez-le au repos aussi souvent que possible – et il vous rendra ce dont tout jardin potager a besoin : la base nécessaire à la croissance. Car ce que vous donnez au sol, il vous le rend – saison après saison. Dans l'épisode 2, nous vous montrons comment accompagner votre sol et vos plantes tout au long de la phase de croissance – afin que la première pousse se transforme en une véritable récolte.

Qui a besoin de quoi ? Plantes gourmandes, plantes moyennement gourmandes, plantes peu gourmandes

Les plantes sont comme les êtres humains : certaines ont besoin d’un menu à cinq plats, d’autres se contentent d’un simple sandwich. En sachant cela, vous fertilisez de manière plus ciblée, vous préservez le sol et vous obtenez malgré tout un meilleur rendement.

La règle d’or : les plantes gourmandes (tomates, choux, courges) ont besoin de beaucoup de nutriments et bénéficient d’une plate-bande fraîchement fertilisée. Les plantes moyennement gourmandes (carottes, salades, épinards) se contentent d’une plate-bande qui a déjà été cultivée l’année précédente. Les plantes peu gourmandes (haricots, pois, herbes aromatiques) n’ont pratiquement pas besoin d’engrais – elles restituent même quelque chose au sol.

L'avantage : si vous connaissez ces catégories de plantes, vous effectuez automatiquement une rotation adéquate de vos plates-bandes. Les plantes gourmandes en nutriments l'année 1, les plantes moyennement gourmandes l'année 2, les plantes peu gourmandes l'année 3 – et l'année 4, vous offrez à la plate-bande un engrais vert pour lui permettre de se régénérer.

La rotation des cultures en un coup d'œil

Le tableau suivant présente les principales cultures maraîchères, classées en fonction de leurs besoins en nutriments. En respectant cet ordre, vous préserverez la santé et la fertilité du sol.

Plantes gourmandes (1re année)

Plantes moyennement gourmandes 

(2e année)

plantes peu gourmandes 

(3e année)

Engrais vert (4e année)

Tomates Carottes Pois Phacélie
Choux (toutes variétés) Betteraves rouges Haricots Moutarde
Courges / courgettes Fenouil Radis Trèfle
Concombres Salades Herbes aromatiques (persil, aneth) Lupin
Poireaux Épinards Oignons / Ail Vesce velue

 

Vous trouverez de plus amples informations à ce sujet sur notre page consacrée aux cultures mixtes.

💡 Conseil pratique : si vous ne disposez que de 2 ou 3 plates-bandes, répartissez-les entre une « plate-bande pour plantes gourmandes » et une « plate-bande pour plantes peu gourmandes », et alternez-les chaque année. C'est plus simple et cela fonctionne très bien, même sur une petite surface.

La culture mixte – bons et mauvais voisins

Dans le jardin biologique, la culture mixte est l'une des stratégies naturelles les plus efficaces pour protéger les plantes. Les bons voisins éloignent les ravageurs, attirent les insectes utiles et optimisent l'espace.

Des associations gagnantes 💚

  • Tomates + basilic : le basilic éloigne la mouche blanche et rehausse l'arôme.
  • Carottes + oignons : leurs parfums respectifs repoussent mutuellement les mouches (mouche de la carotte / mouche de l'oignon).
  • Chou + céleri : le céleri protège le chou contre la piéride du chou.
  • Concombres + haricots + salade : les haricots fournissent de l'azote, la salade occupe l'espace entre les concombres.

Ne pas cultiver côte à côte ⚠️

  • Pommes de terre + tomates : même famille (solanacées) – favorisent mutuellement le développement de la pourriture. 
  • Haricots + oignons/ail : les oignons freinent la croissance des haricots.
  • Concombres + radis : mauvaise combinaison – ils freinent mutuellement leur croissance.
  • Pois + tomates/poireaux : ne font pas bon ménage, mieux vaut les séparer dans l'espace.

Les fleurs, vos alliées 🌼

  • Tagètes (fleurs d'étudiant·es) : repoussent les nématodes et attirent les syrphes – idéales en bordure de plates-bandes.
  • Soucis : améliorent le sol, attirent les pollinisateurs, agissent contre les nématodes.
  • Capucines : attirent les pucerons vers elles et les éloignent des plantes potagères – la « plante sacrificielle » naturelle.
  • La bourrache : attire les abeilles et les bourdons en grand nombre.
Cultures associées – bons & mauvais voisins
1. Choisis le besoin en nutriments
☝️ Choisis le besoin en nutriments, puis clique sur une plante

  

Les champions des débutant·es :

10 variétés qui réussissent (presque) à tous les coups

Quand on aménage un potager pour la première fois, on souhaite avant tout une chose : réussir. Car rien n’est plus motivant que la première récolte de ses propres mains – et rien n’est plus frustrant qu’un potager qui ne veut tout simplement pas pousser.

Ces 10 variétés sont celles que nous recommandons à tous ceux qui en sont encore à leurs débuts : robustes, productives et très tolérantes.

Radis

La récompense la plus rapide dans le potager : prêts à être récoltés en 3 à 4 semaines. Les radis sont pratiquement indestructibles, prennent peu de place et conviennent également pour le balcon. Si vous êtes impatient, commencez par là.

Conseil pratique : semez de manière échelonnée – une petite rangée toutes les deux semaines – vous aurez ainsi des radis frais en continu plutôt que trop d’un seul coup.

Astuce de combinaison : semez des radis entre les rangées de carottes – ils marquent les rangées pendant que les carottes germent et sont récoltés bien avant que les carottes n'aient besoin d'espace.

Multi-semis : idéal pour le semis en groupe – 4 à 5 graines par module, à repiquer ensemble.

Salades

Variées, rapides à cultiver et parfaitement adaptées à la culture en pot. L'avantage des salades à feuilles : on ne récolte pas toute la plante d'un coup, mais on coupe les feuilles extérieures – et la plante continue tout simplement de pousser. Une seule plantation, plusieurs récoltes.

Conseil pratique : en plein été, privilégiez les variétés résistantes à la chaleur – sinon, de nombreuses salades montent rapidement en graines et deviennent amères.

Astuce de combinaison : plantez les salades entre les tomates ou les concombres – elles profitent de la mi-ombre des grandes plantes et se sentent même mieux en été qu’en plein soleil.

Multi-semis : idéal pour le semis en bouquets – 4 à 5 graines par alvéole, à repiquer ensemble.

Courgettes

Elles poussent si bien qu’à la fin de la saison, on en fait cadeau aux voisins. Les courgettes sont robustes, très productives et n’ont besoin en réalité que de soleil, d’eau et d’un peu d’espace. Une seule plante suffit pour commencer – vraiment.

Conseil pratique : les petites courgettes ont meilleur goût que les grosses. En les surveillant quotidiennement, vous les récolterez au bon moment.

Astuce de combinaison : plantez des courgettes avec des haricots nains – les haricots fixent l’azote directement dans le sol, et les courgettes vous remercient par une croissance luxuriante. Plantez de la capucine en bordure de plate-bande pour attirer les pucerons.

Haricots (nains)

Il suffit de les semer, ils ne demandent pratiquement aucun entretien et offrent une récolte abondante. Les haricots nains se fertilisent pour ainsi dire tout seuls, car, en tant que légumineuses, ils fixent l’azote de l’air dans le sol – un véritable cadeau pour la terre du jardin.

Conseil pratique : les haricots n’aiment pas l’humidité stagnante. Un sol bien drainé et un emplacement ensoleillé – ils n’ont besoin de rien d’autre.

Astuce de combinaison : plantez des haricots nains avec des carottes ou des courgettes – une combinaison classique où les plantes se sont mutuellement bénéfiques.

Et si vous avez de la place : plantez des haricots à rames sur un tuteur à côté des courges – la célèbre culture des « trois sœurs » des peuples autochtones d'Amérique du Nord.

Carottes

Elles demandent un peu de patience, mais très peu d’attention. Quand on a goûté une fois à des carottes cultivées soi-même, on n’achète plus celles du supermarché que par nécessité. La différence de goût est stupéfiante.

Conseil pratique : les carottes apprécient un sol meuble et profond, sans cailloux – sinon, elles poussent tordues et noueuses. Ce qui a aussi son charme, mais c’est une autre histoire.

Astuce de combinaison : associez les carottes à des oignons ou des poireaux – les oignons éloignent la mouche de la carotte, tandis que les carottes protègent les oignons contre la mouche de l'oignon. Un partenariat de protection mutuelle des plus efficaces.

Épinards

Le printemps et l'automne sont la saison des épinards. Ils poussent rapidement, prennent peu de place et constituent une excellente culture intercalaire sous des plantes plus grandes. Double avantage : ils recouvrent le sol et permettent d'économiser l'arrosage.

Conseil pratique : mieux vaut faire une pause en été, car les épinards montent rapidement en graine sous l'effet de la chaleur. Semez à nouveau en septembre pour la récolte d'automne.

Astuce de combinaison : plantez les épinards en sous-culture sous des tomates ou des choux – ils profitent de l'ombre, recouvrent le sol et permettent ainsi d'économiser l'eau. Et ils sont récoltés bien avant que les grandes plantes ne les étouffent.

Multi-semis : idéal pour le semis en grappes – 4 à 5 graines par alvéole, à repiquer ensemble.

Herbes aromatiques – basilic, ciboulette, persil

Peu d'espace, grand effet. Les herbes aromatiques poussent très bien sur le balcon et en pot – et celui qui a déjà récolté son propre basilic n'achètera plus jamais ces petits pots en plastique flétris vendus au supermarché.

Conseil pratique : le basilic aime la chaleur et déteste les courants d’air. La ciboulette et le persil sont nettement plus résistants – idéaux pour tous ceux qui oublient d’arroser.

Astuce de combinaison : plantez le basilic juste à côté des tomates – le duo le plus classique du potager. Le persil se marie bien avec les tomates et les radis. La ciboulette fait bonne figure en bordure de potager, où qu’elle soit – elle éloigne d’ailleurs les nuisibles.

Les tomates – variétés cerises

Oui, des tomates – mais les petites. Les tomates cerises pardonnent davantage les erreurs de débutants que les grosses tomates charnues ; en revanche, elles produisent à profusion et, cueillies directement sur la plante, elles ont un goût de bonbon. L'entrée en matière idéale dans l'univers des tomates.

Conseil pratique : les tomates ont impérativement besoin d'un emplacement ensoleillé et à l'abri du vent. Et un ébourgeonnage régulier – les petites pousses entre la tige principale et les feuilles – permet de garder la plante en bonne santé et de garantir un bon rendement.

Astuce de combinaison : plantez du basilic juste à côté, des tagètes en bordure de plate-bande – et des carottes en interculture entre les deux. Cette combinaison protège, parfume et, en plus, est magnifique.

Pois

Ils grimpent, fleurissent et sont si bons à déguster directement sur la plante qu’il n’en reste presque rien pour la cuisine. Les pois sont parfaits pour les familles avec des enfants – et pour tous ceux qui aiment grignoter pendant le jardinage.

Conseil pratique : semez tôt – les pois aiment la fraîcheur et peuvent être mis en terre dès le mois de mars. En plein été, ils sont généralement déjà récoltés.

Astuce de combinaison : utilisez les pois comme culture préliminaire – ils enrichissent le sol en azote et préparent la plate-bande pour les cultures suivantes, telles que les carottes, les salades ou les choux. Un semis échelonné toutes les 3 semaines prolonge la récolte jusqu'au début de l'été.

Multi-semis : idéal pour le semis en grappes – 4 à 5 graines par alvéole, à repiquer ensemble.

Capucine

Comestible, magnifique et astucieuse : en tant que plante-appât, elle attire délibérément les pucerons vers le bord du parterre, loin de vos légumes. Les ravageurs la préfèrent, mais vous pouvez tout de même ajouter ses fleurs éclatantes à votre salade ou les utiliser comme décoration. Rarement l'utilité a-t-elle été aussi jolie.

Conseil pratique : plantez la capucine au bord de vos plates-bandes – elle y remplit sa fonction de plante-appât tout en apportant une touche esthétique.

Astuce de combinaison : plantez-la au bord des plates-bandes, autour des courgettes, des courges ou des tomates. Les fleurs et les jeunes feuilles sont comestibles – en salade, en décoration ou comme garniture relevée sur du pain. Belle, utile et gratuite de surcroît.

Astuces et conseils pour gagner du temps dans le jardin

La base : le travail du sol sans effort

Qui bêche, perd. Du temps et la structure du sol, pour être précis.

  • No-Dig (jardinage sans bêchage) : la méthode qui vous fait gagner le plus de temps. Au lieu de bêcher péniblement, il suffit de recouvrir le sol de matière organique (compost). Cela empêche considérablement la croissance des mauvaises herbes et favorise la vie du sol, qui fait le travail à votre place.
  • Le paillage comme alternative au désherbage : laisser la terre nue est une erreur. Une épaisse couche d’herbe coupée, de feuilles mortes ou de paille retient l’humidité (ce qui évite d’arroser) et empêche les mauvaises herbes de pousser (ce qui évite de désherber).
  • Le compostage en surface : pourquoi transporter les déchets organiques jusqu'au composteur pour les ramener ensuite ? Laissez les résidus de récolte directement sur les plates-bandes (sauf en cas de maladies). Ou compostez les déchets de cuisine directement dans la plate-bande (tube de compostage à vers).

Semis et plantation : la méthode « par lots »

L'efficacité commence dès la graine.

  • Multi-semis (semis en bouquets) : certaines cultures peuvent être semées en bouquets. Au lieu de semer chaque radis ou chaque oignon individuellement, vous semez 4 à 5 graines dans une alvéole. L'ensemble du bouquet est repiqué. Les plantons s'écartent les uns des autres à mesure qu'ils poussent. Moins de manipulations, plus de rendement au mètre carré. Cela ne fonctionne pas avec les cultures qui ont besoin de beaucoup d’espace et de nutriments (par exemple, le chou, la courge, la tomate).
  • Autoriser l’auto-ensemencement : laissez quelques salades, de l’aneth, de la coriandre ou des panais monter en graines. La nature sème de manière plus fiable et au moment idéal que vous. Il ne vous reste plus qu’à les « repiquer » au printemps.
  • Pré-culture : le semis direct est souvent une lutte contre les limaces et les mauvaises herbes. Les plantes pré-cultivées en modules ont une longueur d’avance et ne nécessitent pratiquement plus de désherbage après la mise en terre.

Arrosage : avec méthode et sans transport

Adieu les marathons d'arrosage.

  • Ollas (pots en terre cuite) : enterrez des pots en terre cuite non émaillés dans la plate-bande et remplissez-les. Ils libèrent l'eau directement au niveau des racines. Il suffit de les remplir tous les deux ou trois jours.
  • Arrosage goutte à goutte avec minuterie : la solution idéale. Une fois installé, vous disposez chaque jour d’une heure de plus en plein été pour profiter des plaisirs du jardinage.
  • Un arrosage en profondeur plutôt qu’un arrosage quotidien : mieux vaut arroser abondamment une fois par semaine (15 à 20 litres par m²) plutôt que de donner un peu d’eau chaque jour. Cela oblige les racines à s’enfoncer en profondeur, ce qui rend les plantes plus résistantes à la sécheresse.
  • Arrosez directement au niveau des racines : arrosez le matin et directement à la base. Cela permet d'économiser de l'eau, attire nettement moins de limaces et les plantes peuvent « faire le plein » avant que la chaleur de midi ne frappe.

Astuces pour le potager : choix des variétés et stratégie

  • Légumes «perennes» : misez sur des plantes vivaces telles que le chou perpétuel, le topinambour, l’asperge ou la rhubarbe. Plantez une fois, récoltez pendant des années sans avoir à replanter.
  • Pommes de terre sous le foin/la paille : pas de buttage, pas de labour. Déposez les pommes de terre sur le sol, recouvrez-les de 20 cm de foin, et le tour est joué. Pour la récolte, il suffit de repousser le foin sur le côté.
  • La milpa des « trois sœurs » : maïs, haricots et courges. Le maïs sert de tuteur, les haricots fournissent de l’azote, les courges ombragent le sol. Un système qui s’entretient tout seul.
  • Les patates douces comme couvre-sol : le feuillage dense et à croissance rapide des patates douces constitue un excellent couvre-sol qui empêche les mauvaises herbes de pousser.

Fruits et baies : un potager gourmand bien pensé

  • Arbres fruitiers en espalier et colonnaires : ils ne nécessitent pratiquement aucune taille par rapport aux arbres à haute tige et sont extrêmement faciles à récolter. Remarque : un arbre fruitiers colonnaire ne peut pas fournir le même rendement qu'un arbre demi-tige ou haute tige.
  • Tapis de baies : Éliminez les mauvaises herbes sous les arbustes à baies à l'aide d'une épaisse couche de copeaux de bois ou plantez des fraises des bois comme couvre-sol vivant et productif en permanence.
  • Calendrier de taille : Taillez le groseillier directement lors de la récolte. Cela vous évite une opération supplémentaire en hiver et permet de mieux distinguer les vieilles branches parmi le feuillage.

Organiser intelligemment l'année de jardinage

  • Hiver - Planification et outils : Nettoyez et affûtez vos outils. Des outils de qualité durent plus longtemps et vous permettent d'économiser vos efforts lors du jardinage.
  • Printemps - Prégermination et semis échelonnés : Préparez ce qui le permet en effectuant une prégermination et un repiquage (culture précoce). Cela vous donne une longueur d'avance dans le potager. Les semis échelonnés permettent de récolter par petites quantités.
  • Été - Consommation directe : ce qui ne doit pas être stocké ou transformé reste dans le potager (par ex. carottes, betteraves, topinambours) jusqu’à ce que l’on en ait besoin.
  • Automne - Engrais vert : en août/septembre, semez partiellement des épinards, de la laitue d’hiver et de la mâche comme engrais vert, plutôt que de laisser le sol nu.

Questions et réponses sur l'autosuffisance

Autres pages d'information sur la culture au jardin

Andermatt Biogarten - Les auteurs de notre thèmes de jardin se présentent - NaSu

La devise de Nadine en matière de jardinage est la suivante : « Si je jardine, c’est pour que ça ait du goût ! ». Et c’est exactement ainsi qu’elle jardine. Son tout premier potager sur le balcon regorgeait déjà de baies, d’herbes aromatiques, de tomates, de radis et de salade à couper. Et cela n’a cessé de prendre de l’ampleur ;-). Et comme dit le proverbe : c'est en forgeant que l'on devient forgeron·ne !  Elle a elle aussi connu quelques revers. Mais cela ne l'empêche pas de se lancer à corps perdu dans la culture et l'entretien de ses propres fruits, baies, légumes et herbes aromatiques.

Vers les portraits des auteur·es

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Image du produit pour «Journal de jardin Biogarten» | © Andermatt Biogarten AG

Journal de jardin Biogarten

Le journal de jardin permet de consigner tout ce qui concerne son jardin d'Eden. Divers modèles de pages vous permettent d'écrire vos pensées, plans, observations et traitements utilisés.
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Image du produit pour «Mini serres»

Mini serres

Des mini serres de culture de tailles différentes pour l'ensemencement précoce de divers semis sur le rebord de la fenêtre.
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Image du produit pour «Vermicomposteur pour jardinière surélevée» | © Plastia s.r.o.

Vermicomposteur pour potager surélevée

Vermicomposteur à enterrer dans une jardinière ou une plate-bande. Les déchets organiques de cuisine et de jardin se compostent directement dans la terre et se transforment en engrais.
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Image du produit pour «CarboVit» | © Andermatt Biogarten AG

CarboVit

Charbon végétal activé : un engrais carboné d'origine entièrement végétale destiné à améliorer et à activer durablement le sol.
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Image du produit pour «Perlite» | © Ricoter Erdaufbereitung AG

Perlite

La perlite est un granulé de roche volcanique expansée qui augmente la proportion de pores d'air dans le sol et la capacité de rétention d'eau.
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Image du produit pour «Biosol» | © Andermatt Biogarten AG

Biosol

Cet engrais vegan riche en azote est particulièrement adapté aux plantes très gourmandes telles que les tomates, pommes de terre et maïs.
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© Andermatt Biogarten

Myradix

Myradix favorise la croissance des racines et assure ainsi une meilleure absorption des nutriments. À base de champignons mycorhiziens naturels.
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Image du produit pour «LégumesVital» | © Andermatt Biogarten AG

LégumesVital

LégumesVital, pour stimuler la croissance des plantes potagères et récolter des légumes sains et robustes.