Fleur de l'année 2026
Consolida regalis – Pied d'alouette
Des champs de céréales colorés par des coquelicots, des bleuets et des fleurs bleues de pieds d'alouettes ? Ce spectacle se fait malheureusement de plus en plus rare. Les pieds d'alouettes, autrefois un fidèle compagnon des champs, figure aujourd’hui sur la liste rouge – en Allemagne comme en Suisse.
Cette plante annuelle de la famille des renonculacées atteint une hauteur de 15 à 50 cm et séduit par ses fleurs d'un bleu-violet intense, dotées d'un long éperon caractéristique. Cet éperon n'est pas seulement joli, il est aussi astucieux : c'est là, bien à l'abri, que se cache le nectar, auquel seuls les insectes dotés d'une longue trompe peuvent accéder – comme les bourdons des jardins ou le papillon Sphinx colibri. Un restaurant exclusif, donc, qui n'est pas ouvert à tout le monde.
Les pieds d'alouettes champs fleurissent de mai à septembre et symbolisent les nombreuses plantes sauvages des champs qui sont supplantées par l'agriculture intensive, les herbicides et la fertilisation. En Suisse aussi, ils sont considérés comme menacés : selon Info Flora, on ne les trouve plus que de manière éparse – surtout en Valais – et leurs populations sont petites et isolées. En les élisant « Fleur de l’année », la Fondation Loki Schmidt attire l’attention sur la disparition dramatique des espèces dans le paysage agricole.
Dans son propre jardin, le pied d'alouette se sème facilement. C'est une plante qui a besoin de lumière pour germer et qui préfère les emplacements ensoleillés et calcaires. Associée aux bleuets, aux coquelicots et à la camomille, il crée un paysage cultivé haut en couleur – pour nous et pour les insectes. Une petite contribution qui a un grand impact.
Élu par la Fondation Loki Schmidt